Je scrute la vie quotidienne des rues, cherchant désespérément ce moment particulier, dissimulé sous l’écoulement ordinaire du temps, un moment qui veut émerger et vous raconter une histoire.

Chasser ces moments est d’autant plus difficile que le photographe n’a pas des centaines de pages ou des heures de film pour vous promener dans une histoire. Il doit la saisir dans une fraction de seconde. Le spectateur décide de ce qu’il voit, de l’histoire qui est racontée. Une telle histoire ne peut pas être transcrite dans un livre ou montrée dans un film.

D’un autre côté, je n’ai pas besoin d’entreprendre de grands voyages pour rechercher l’inspiration. Les rues abondent de gens et les gens abondent d’émotions, d'expressions, de conversations, d’aventures. Ils jouent leur petit rôle chaque jour. Et c’est pourquoi ils jouent une grande scène dans ma photographie. Je ne les juge pas. Je respecte mes sujets, mais je veux en voir et en connaître plus.

Je suis là-dehors pour capter une vue plus proche et plus intime de leur monde, écouter leurs contes. Il y a toujours quelque chose de l’histoire de la vie de quelqu‘un qui est raconté, même lorsque personne ne parle. Il me faut juste me concentrer et prêter l’oreille à ce que je vois.

Davantage de mes photographies de rue peuvent être vues à